Étiquette : infection

  • Bronchiolite chez les enfants

    Poumons dansants

    20 % des nourrissons vont consulter à cause d’une infection pulmonaire due au VRS (virus respiratoire syncytial) : la bronchiolite. En médecine, on ne reconnaît que ce qu’on sait correctement définir. Plusieurs définitions ont été proposées pour la bronchiolite. Toutefois, on s’accorde à la diagnostiquer chez un enfant qui présente des symptômes d’infection pulmonaire (autrement appelée « voies aériennes respiratoires inférieures »), d’allure virale, avec des « sifflements » perçus, au moins, à l’auscultation.

    Généralement, cette infection succède à quelques jours de rhinite, d’encombrement nasal associée à une fièvre peu élevée (38 ou 38,5°C). Souvent, sont décrites des apnées (pauses respiratoires durant au moins 15 secondes) chez les nourrissons âgés de moins de 2 mois.

    L’évolution d’une bronchiolite vers une forme légère (toux, gêne respiratoire n’empêchant pas la prise alimentaire, par exemple) ou vers une forme sévère (besoin d’oxygénothérapie, voire de prise en charge réanimatoire) est difficilement prévisible. La bronchiolite évolue, généralement, en une dizaine de jours. Les 5 premiers jours, la gêne respiratoire peut se majorer ; à partir du 6ème jour, on note un début d’alimentation (associé à une meilleure prise alimentaire). On date le premier jour d’une bronchiolite à partir du début des symptômes (une toux qui apparaît, par exemple).

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  • Fiche : varicelle

    Histoire de la varicelle

    De manière très intéressante, des analyses récentes suggèrent que le virus de la varicelle aurait émergé en Afrique, avec les premiers humains, 7 millions d’années auparavant.

    Jusqu’au début du XXᵉ siècle, la varicelle fut surtout décrite parmi les « maladies éruptives » de l’enfance, au sein desquelles on la confondait souvent à la variole ou la scarlatine. Néanmoins, les médecins se mirent à décrire plus précisément la varicelle, d’abord cliniquement, puis par l’observation que la vaccine (le vaccin contre la variole) ne permettait pas de se protéger contre la varicelle (permettant de distinguer la variole, de la varicelle). Le jalon majeur du XIXᵉ siècle fut posé en 1892 par le pédiatre hongrois Janus von Bókay, qui observa que des individus, en contact avec des sujets présentant un zona, développèrent une varicelle. Cela permit de suspecter qu’un germe était commun à la varicelle et au zona.

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