Pédiatrie & Cie

  • Bronchiolite chez les enfants

    Poumons dansants

    20 % des nourrissons vont consulter à cause d’une infection pulmonaire due au VRS (virus respiratoire syncytial) : la bronchiolite. En médecine, on ne reconnaît que ce qu’on sait correctement définir. Plusieurs définitions ont été proposées pour la bronchiolite. Toutefois, on s’accorde à la diagnostiquer chez un enfant qui présente des symptômes d’infection pulmonaire (autrement appelée « voies aériennes respiratoires inférieures »), d’allure virale, avec des « sifflements » perçus, au moins, à l’auscultation.

    Généralement, cette infection succède à quelques jours de rhinite, d’encombrement nasal associée à une fièvre peu élevée (38 ou 38,5°C). Souvent, sont décrites des apnées (pauses respiratoires durant au moins 15 secondes) chez les nourrissons âgés de moins de 2 mois.

    L’évolution d’une bronchiolite vers une forme légère (toux, gêne respiratoire n’empêchant pas la prise alimentaire, par exemple) ou vers une forme sévère (besoin d’oxygénothérapie, voire de prise en charge réanimatoire) est difficilement prévisible. La bronchiolite évolue, généralement, en une dizaine de jours. Les 5 premiers jours, la gêne respiratoire peut se majorer ; à partir du 6ème jour, on note un début d’alimentation (associé à une meilleure prise alimentaire). On date le premier jour d’une bronchiolite à partir du début des symptômes (une toux qui apparaît, par exemple).

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  • Décalottage chez le garçon : que faut-il vraiment faire ?

    La question du « décalottage » (rétraction du prépuce pour découvrir le gland) revient souvent en consultation. Entre conseils contradictoires et idées reçues, il est facile de s’y perdre. Voici un guide clair, fondé sur les recommandations actuelles, pour comprendre l’évolution normale du prépuce, reconnaître les situations qui nécessitent un avis médical et savoir comment prendre soin du sexe de votre enfant.

    L’essentiel à retenir

    • Ne jamais forcer le décalottage : c’est douloureux, inutile et peut créer de vrais problèmes (cicatrices, phimosis acquis, paraphimosis).
    • La non-rétractilité est normale chez le petit enfant et s’améliore spontanément avec la croissance.
    • L’hygiène se fait sans décalottage forcé : eau (et éventuellement savon doux bien rincé), séchage délicat.
    • En cas de phimosis gênant après 5–6 ans, un traitement local par corticoïdes pourra être proposé en première intention et fonctionnera dans la grande majorité des cas.
    • Le paraphimosis (prépuce coincé derrière le gland) est une urgence.

    Comment évolue le prépuce avec l’âge ?

    À la naissance, l’intérieur du prépuce adhère naturellement au gland et l’orifice préputial est serré. Le prépuce devient progressivement mobile au fil des années, sous l’effet des érections spontanées et des manipulations douces et spontanées par l’enfant lui-même. Les repères suivants sont couramment observés :

    • environ 10 % des garçons ont un prépuce totalement rétractile vers 1 an ;
    • environ 50 % vers 10 ans ;
    • environ 99 % à la fin de la puberté.

    Ces chiffres montrent une variabilité normale : certains enfants rétractent tôt, d’autres plus tard, sans que cela soit pathologique.

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