Catégorie : Médecine de l’Adolescent

Médecine de l’Adolescent

  • Décalottage chez le garçon : que faut-il vraiment faire ?

    La question du « décalottage » (rétraction du prépuce pour découvrir le gland) revient souvent en consultation. Entre conseils contradictoires et idées reçues, il est facile de s’y perdre. Voici un guide clair, fondé sur les recommandations actuelles, pour comprendre l’évolution normale du prépuce, reconnaître les situations qui nécessitent un avis médical et savoir comment prendre soin du sexe de votre enfant.

    L’essentiel à retenir

    • Ne jamais forcer le décalottage : c’est douloureux, inutile et peut créer de vrais problèmes (cicatrices, phimosis acquis, paraphimosis).
    • La non-rétractilité est normale chez le petit enfant et s’améliore spontanément avec la croissance.
    • L’hygiène se fait sans décalottage forcé : eau (et éventuellement savon doux bien rincé), séchage délicat.
    • En cas de phimosis gênant après 5–6 ans, un traitement local par corticoïdes pourra être proposé en première intention et fonctionnera dans la grande majorité des cas.
    • Le paraphimosis (prépuce coincé derrière le gland) est une urgence.

    Comment évolue le prépuce avec l’âge ?

    À la naissance, l’intérieur du prépuce adhère naturellement au gland et l’orifice préputial est serré. Le prépuce devient progressivement mobile au fil des années, sous l’effet des érections spontanées et des manipulations douces et spontanées par l’enfant lui-même. Les repères suivants sont couramment observés :

    • environ 10 % des garçons ont un prépuce totalement rétractile vers 1 an ;
    • environ 50 % vers 10 ans ;
    • environ 99 % à la fin de la puberté.

    Ces chiffres montrent une variabilité normale : certains enfants rétractent tôt, d’autres plus tard, sans que cela soit pathologique.

    (suite…)
  • Psychologie de l’enfant : Caroline GOLDMAN

    Le Dr. Caroline GOLDMAN est psychologue pour enfants et adolescents. Sa formation, son activité universitaire (de recherche et de formation) et son activité clinique centrée sur la compréhension et l’explication du fonctionnement psychique des enfants et des dynamiques familiales qui les entourent a permis de nourrir une série de livres, de chroniques (sur France Inter) et de podcasts à destination des parents (disponibles sur Spotify, par exemple). Plusieurs thèmes autour de l’enfance et des parents y sont abordés.

    A titre personnel, c’est ma compagne qui m’a fait découvrir Caroline GOLDMAN. Je dois admettre qu’à l’écoute des premiers podcasts j’ai été conquis. J’avais une explication sur mon fonctionnement à moi vis-à-vis des enfants. Je comprenais pourquoi certaines interactions avaient été des échecs et pourquoi tant d’autres avaient permis de construire des relations de soins solides, durables et de confiance, non seulement, vis-à-vis de l’enfant, mais également avec les parents.

    Caroline GOLDMAN décortique : les enfants (je complèterais en disant que les êtres humains) ont besoin :

    • d’Amour
    • de confiance en eux
    • de connaître leurs origines
    • et de limites éducatives
    • entre autres choses.

    Ses podcasts s’écoutent, l’un après l’autre, se discutent (entre parents et amis ou collègues) et se prolongent (au travers de ses livres et d’autres, d’expériences avec les enfants). Je ne saurais que trop vous conseiller de commencer l’écoute de ses podcasts et la lecture des premiers livres vers la fin de la grossesse (le troisième trimestre, par exemple).

    Elle propose également, avec d’autres psychologues, un Club Parentalité afin d’y aborder les aspects du développement de l’Enfant.